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Mon parcours    traduction

 

Je dessine depuis l’enfance.

Mon grand-père peignait avec talent; il a tenté, l’été de mes 8 ans, de me transmettre son art; il s’est vite heurté à ma difficulté de percevoir et reproduire une palette de couleurs en raison de mon daltonisme: couleurs inappropriées, nuances manquantes, tons monotones voire carrément « moches »... J’en suis restée là avec l’expérience de la couleur et  j’ai continué à dessiner à la plume, au fusain, au crayon.

Je prends mes pinceaux pour la première fois en 2000, avec Sylvie Mainil, peintre et tisserande.

J’entre dans le monde de l’aquarelle avec un regard neuf, humble : un contact avec la couleur pas évident, souvent laborieux mais d’emblée passionnant.

De 2002 à 2004, je rencontre différents maîtres qui m’ouvrent leur univers: Xavier Swolfs, Pélagie Berquin, Janine Gallizia, Viktoria Prischedko.

Avec Odette Feller, en 2003, l’aquarelle change de visage : Je découvre la méthode « Palm’Arts » et notamment l’un de ses fondements : peindre sans dessiner, ou de l'abstraction à la figuration.

Pour la dessinatrice que je suis, cela équivaut à sauter à l’élastique: paniquant mais passionnant. C’est ainsi que je veux travailler.

Ma rencontre avec Roland Palmaerts me conforte dans cette idée et je continue toute ma formation chez lui avec mon enthousiasme, mon talent naissant, mes doutes et mes idées.

Il m'a donné l'occasion de suivre plusieurs stages de maître: 

  • Avec Victoria Prischedko, Odette Feller, Ewa Karpinska : 3 regards féminins sur la couleur (2009)
  • Avec Roland Palmaerts, Cao Bei An, Jean-Louis Morelle : 3 regards masculins sur la couleur (2009)
  • Avec Roland Palmaerts: formation "Le monde de la Couleur" (2010) et formation "Maître Palm'Arts International" (2011)

L’aquarelle devient un pacte que je fais  avec l’eau, la couleur et le  temps : diriger mes trois complices d’une main ferme mais leur laisser la liberté de m’offrir de magnifiques effets.

Après quelques croquis, je construis mes aquarelles directement sur la feuille blanche poussant l’audace et la créativité dans le geste, la composition et la couleur.

J’éduque mon cerveau à pallier à la déficience de mes yeux dans la perception des couleurs:  les connaître, les comprendre jusque dans leurs réactions chimiques, les ressentir à défaut de les voir, profiter de leurs différences pour juxtaposer transparence, lumière et velouté avec opacité, textures et puissance.

C’est ainsi que j'ai une palette personnelle de gris colorés rehaussés de quelques teintes plus lumineuses.

Mon style s’affirme petit à petit, je joue avec la ligne, je reprends contact avec l’architecture : m’inspirant des grandes villes du monde, j’aime leur donner un côté imaginaire tout en leur gardant un air familier.

Aujourd’hui, j’expose en Belgique et à l’étranger, je transmets ma passion par l’enseignement et je continue  ce merveilleux voyage, en gardant toujours en mémoire ce morceau de phrase de Paul Eluard qui s'applique si bien à l'aquarelle:

« ...L’œuvre accomplie est œuvre à faire car le temps de se retourner, elle a changé »